Annuaire d’adresses .onion pour Tor : le répertoire du dark web (édition 2026 / 2027)

Annuaire d’adresses .onion pour le navigateur Tor (répertoire du dark web, édition 2026)


Le dark web, encore trop souvent confondu avec le « deep web », reste l’une des zones les plus fascinantes et les plus mal comprises d’Internet. Depuis des années, notre annuaire d’adresses .onion fait partie des plus consultés du web francophone. Nous l’avons entièrement repris pour cette édition 2026 : les anciens liens sont désormais archivés à part, de nouvelles catégories font leur apparition et, surtout, nous avons privilégié des adresses vérifiées et à jour. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur des annuaires spécialisés reconnus comme OnionDir et sur le service de vérification dark.fail.

Où en est le dark web en 2026 ?

Deux tendances se confirment cette année. D’un côté, la pression policière ne faiblit pas : les grandes marketplaces continuent de tomber les unes après les autres (nous leur consacrons d’ailleurs une section « musée » un peu plus bas). De l’autre, la quête d’anonymat et de résistance à la censure attire toujours plus de monde sur Tor : journalistes, lanceurs d’alerte, bibliothécaires. Les grands médias (BBC, New York Times, ProPublica, Deutsche Welle) maintiennent leurs miroirs .onion, les bibliothèques de l’ombre comme Anna’s Archive explosent, et tout un écosystème de services « no-KYC » (sans vérification d’identité) se structure jusque sur le clearnet.

À des fins éducatives et informatives, cet article recense ce qu’il est possible de consulter sur le réseau Tor. Il ne fait l’apologie d’aucune activité illégale : c’est un annuaire documentaire, pensé pour comprendre le fonctionnement et la diversité du dark web.

Pour rappel, il vous faut le navigateur Tor (torproject.org) pour ouvrir les adresses .onion de cette page. Gardez aussi en tête que ces liens tombent souvent ou changent d’adresse : nous ne pouvons donc pas garantir l’accès à l’ensemble des sites listés.

Nous pouvons également mettre en avant votre site présent sur le dark web moyennant un coût unique : pour cela, merci d’utiliser notre formulaire de contact.


AVERTISSEMENT

UNE PARTIE DES SITES RÉFÉRENCÉS PEUVENT ÊTRE CONSIDÉRÉS COMME « ILLÉGAUX » ET VOTRE SÉCURITÉ NUMÉRIQUE NE PEUT ÊTRE GARANTIE UNE FOIS SUR L’UN DE CES SITES.

CERTAINS PEUVENT ÉGALEMENT ÊTRE DES SITES D’ARNAQUE : AUCUNE GARANTIE NE PEUT ÊTRE FOURNIE SUR LE DARK WEB. VOUS EN ÊTES LE SEUL RESPONSABLE.

 

Comment ouvrir un site .onion du dark web

C’est aussi simple que de visiter n’importe quel site du web classique. Installez le navigateur Tor, copiez l’adresse en .onion, collez-la dans la barre d’adresse et validez. Pour une sécurité renforcée, vous pouvez lancer votre session Tor derrière un VPN (voir la section « Outils et vie privée »).

Il arrive qu’un site ne réponde pas au moment de votre visite : c’est fréquent sur le dark web, où beaucoup de services changent d’adresse régulièrement.


Moteurs de recherche du dark web


Journaux et médias accessibles via Tor


Services d’email et de messagerie anonymes


Outils d’anonymat, VPN et sécurité

  • http://2gzyxa5ihm7nsggfxnu52rck2vv4rvmdlkiu3zzui5du4xyclen53wid.onion : The Tor Project. Site officiel du Tor Project sur le réseau Tor. Téléchargements, documentation et ressources.
  • http://lldan5gahapx5k7iafb3s4ikijc4ni7gx5iywdflkba5y2ezyg6sjgyd.onion : OnionShare. Outil open source pour partager des fichiers, héberger des sites et chatter de manière anonyme via Tor.
  • http://sdolvtfhatvsysc6l34d65ymdwxcujausez7istiqe6x7ber5jegsmiad.onion : SecureDrop. Plateforme de lancement d’alerte open source. Utilisée par les médias pour recevoir des documents confidentiels.
  • https://tails.net : Tails OS. Système d’exploitation portable axé sur la vie privée. Se lance depuis une clé USB et ne laisse aucune trace.
  • http://dds6qkxpwdeubwucdiaord2xgbbeyds25rbsgr73tbfpqpt4a6vjwsyd.onion : Whonix. OS de bureau conçu pour la confidentialité avancée. Isole le trafic réseau via Tor.
  • https://ricochetrefresh.net : Ricochet Refresh. Messagerie instantanée peer-to-peer qui ne dépend d’aucun serveur central. Chaque utilisateur héberge son propre service .onion local. Zéro métadonnée pour un observateur externe. Standard du privacy hardcore.
  • https://briarproject.org : Briar. Messagerie open source qui fonctionne via Tor mais aussi via Bluetooth et Wi-Fi direct en cas de coupure Internet. Recommandée par Access Now et Frontline Defenders pour les activistes en contexte répressif.
  • https://getsession.org : Session. Alternative à Signal qui ne demande aucun numéro de téléphone ni email. Utilise Lokinet (réseau anonyme proche de Tor) pour acheminer les messages. Chiffrement de bout en bout par défaut.
  • https://signal.org : Signal. Messagerie chiffrée de référence, utilisée par Edward Snowden, Bruce Schneier et des millions d’activistes. Pas d’accès .onion direct mais fonctionne parfaitement via Tor Browser pour la version web et via Orbot sur mobile.
  • http://o54hon2e2vj6c7m3aqqu6uyece65by3vgoxxhlqlsvkmacw6a7m7kiad.onion : Mullvad VPN. VPN suédois axé vie privée. Accepte le paiement en espèces (envoi postal), cryptomonnaies. Aucun email requis à l’inscription, identifiant numérique aléatoire. Audits publics réguliers par Cure53.
  • https://proton.me/vpn : ProtonVPN. VPN suisse opéré par Proton (anciennement ProtonMail). Plan gratuit disponible, plans payants avec Secure Core (triple saut avant sortie). Basé en Suisse avec protection juridique robuste.
  • https://ivpn.net : IVPN. VPN basé à Gibraltar, audité publiquement par Cure53. Transparence totale sur l’infrastructure, accepte les paiements anonymes, ne collecte aucune donnée utilisateur identifiable. Alternative premium à Mullvad.
  • https://qubes-os.org : Qubes OS. Système d’exploitation orienté sécurité qui compartimente les tâches dans des machines virtuelles isolées. Supporte Whonix en template. Recommandé par Edward Snowden pour la sécurité maximale sur une machine persistante.
  • https://orbot.app : Orbot. Proxy Tor pour Android développé par le Guardian Project. Permet de faire passer n’importe quelle application Android à travers Tor. Disponible sur Google Play et F-Droid, open source.
  • https://keepassxc.org : KeePassXC. Gestionnaire de mots de passe open source, multiplateforme (Windows, macOS, Linux, Android). Base de données chiffrée AES-256 locale, aucun cloud. Inclus par défaut dans Tails OS.


Forums et espaces de discussion du dark web


Hébergeurs et enregistrement de domaines sur Tor


Prestataires clearnet sans vérification d’identité (KYC)

  • https://murmurhost.com : MurmurHost. VPS offshore anonyme dès 8 $/mois, déploiement en moins de 60 secondes. Paiement Bitcoin et Monero, présence dans 8 juridictions, garantie de remboursement 7 jours. Tagline : « Offshore hosting for those who outlive surveillance ».
  • https://redoubthost.com : RedoubtHost. Hébergement VPS et serveurs dédiés en Russie et CIS. Inscription anonyme, paiement BTC, XMR ou USDT. Cible : développeurs, resellers et streamers cherchant une juridiction hors pression occidentale.
  • https://tldbunker.com : TLDBunker. Registrar de noms de domaine sans DMCA ni KYC, paiement uniquement en cryptomonnaies. Enregistrement en 60 secondes, dès 7,99 $/an pour un .ru, gamme complète de TLD jusqu’au .ai.

Services clearnet no-KYC (crypto, SMS, cartes-cadeaux)

  • https://otpfactory.com : OTPFactory. Numéros de téléphone virtuels pour vérification SMS sans KYC. Plus de 50 pays, 200+ services supportés, à partir de 0,05 $ par numéro, paiement crypto uniquement, remboursement automatique sans SMS reçu.
  • https://vendkeys.com : VendKeys. Marketplace de licences logicielles et abonnements (jusqu’à -80 %) payables en crypto, livraison instantanée. Pas de KYC pour les commandes sous 1000 $, garantie de remboursement 24h.
  • https://nocensorhost.com : NoCensorHost. Annuaire curé de 20 prestataires d’hébergement et registrars opérant hors DMCA, avec ou sans KYC. Listings vérifiés, focus crypto et Monero, à partir de 4-6 $/mois pour un VPS.
  • https://nomadkyc.com : NomadKYC. Annuaire de 161 services utilisables sans KYC (échanges crypto, VPN, hébergement, email). Sans trackers, 18 guides détaillés, focus anonymat et non-identification.
  • https://xmrcloud.com : XmrCloud. Hébergement VPS et serveurs dédiés offshore en Islande et Roumanie, paiement Monero en priorité (aussi BTC/Lightning, LTC, ETH). Sans KYC, inscription par email, hors DMCA. Plans dédiés Tor/I2P/Lokinet, VPS dès 16 $/mois.
  • https://pressexile.com : PressExile. Hébergement offshore pour journalistes, ONG et militants, en Islande (Reykjavik) et Suisse (Zurich). Sans KYC, paiement crypto uniquement (Monero, Bitcoin Lightning), aucun transfert DMCA. VPS dès 8 $/mois sur matériel AMD EPYC / NVMe.
  • https://stackgift.com : StackGift. Marketplace de cartes-cadeaux (plus de 6000 marques) payables en cryptomonnaie, avec livraison instantanée par email. Sans KYC ni inscription, paiement Bitcoin, Lightning, Monero et autres cryptos.
  • https://zvoucher.com : ZVoucher. Marketplace P2P pour échanger coupons et cartes prépayées (Transcash, Paysafecard, Steam, etc.) contre de la crypto, avec séquestre (escrow) sécurisé. Sans KYC, échange instantané ou entre particuliers, paiement crypto.


Bibliothèques, radios, jeux et curiosités

Insolite : le dark web pour le fun


Marketplaces et services historiques aujourd’hui hors service

Ces plateformes sont hors ligne : saisies par la police, disparues en « exit scam » ou piratées. Nous les conservons à titre historique et documentaire.

  • http://silkroadvb5piz3r.onion : Silk Road (hors service). Première grande marketplace du dark web, lancée en février 2011 par Ross Ulbricht (« Dread Pirate Roberts »). Vente de drogues principalement, paiement en Bitcoin. Saisie par le FBI en octobre 2013, Ulbricht condamné à perpétuité (gracié par Trump en janvier 2025).
  • http://silkroad6ownowfk.onion : Silk Road 2.0 (hors service). Successeur direct lancé en novembre 2013, quelques semaines après la chute du premier. Saisie en novembre 2014 lors de l’opération Onymous coordonnée par Europol et le FBI, qui ferma simultanément plus de 400 services .onion.
  • http://pwoah7foa6au2pul.onion : AlphaBay (hors service). Plus grande marketplace du dark web de 2015 à 2017, avec plus de 250 000 annonces et 40 000 vendeurs. Saisie en juillet 2017 par la DEA et le FBI lors de l’opération Bayonet. Son fondateur Alexandre Cazes se suicida en détention en Thaïlande.
  • http://hansamkt2rr6nfg3.onion : Hansa Market (hors service). Deuxième marketplace lors de la chute d’AlphaBay. La police néerlandaise en a secrètement pris le contrôle en juin 2017 et l’a maintenue en service un mois, collectant les transactions et adresses de livraison avant fermeture publique fin juillet 2017.
  • http://lchudifyeqm4ldjj.onion : Dream Market (hors service). Successeur d’AlphaBay et Hansa, actif de fin 2013 à avril 2019. Fermeture annoncée par les opérateurs eux-mêmes après six ans d’activité continue, fait rare dans l’écosystème. Beaucoup de vendeurs ont migré vers des marketplaces successeurs.
  • http://wallstyizjhkrvmj.onion : Wall Street Market (hors service). Marketplace majeure saisie en mai 2019 par une opération coordonnée entre la police allemande (BKA), la police néerlandaise, le FBI et la DEA. Trois opérateurs allemands arrêtés. Exit scam tenté en dernier recours avant la saisie.
  • http://empiremktxgjovhm.onion : Empire Market (hors service). Marketplace active de 2018 à août 2020. Disparue brutalement lors d’un « exit scam » : les opérateurs ont simplement coupé le service en emportant l’équivalent estimé de 30 millions de dollars en Bitcoin, laissant des milliers d’utilisateurs sans recours.
  • http://darkmarketxxxxx.onion : DarkMarket (hors service). Marketplace présentée comme « la plus grande du monde » lors de sa saisie en janvier 2021. Opération menée par la police allemande BKA avec Europol, Eurojust et le FBI. Plus de 500 000 utilisateurs et 2 400 vendeurs recensés au moment de la fermeture.
  • http://freedomhostingii.onion : Freedom Hosting II (hors service). Hébergeur massif de services .onion, piraté en février 2017 par un collectif anonyme qui a exposé les contenus de milliers de sites. L’attaque a révélé que Freedom Hosting II hébergeait une large proportion du dark web .onion de l’époque.


Archive : liens de nos éditions 2020 à 2023

Les liens ci-dessous proviennent de nos éditions précédentes et n’ont pas été re-vérifiés pour 2026. Beaucoup sont sans doute hors service ou ont changé d’adresse. Nous les gardons ici à titre d’archive documentaire, dans leur mise en forme d’origine.

Moteurs de recherche, annuaires et services cachés

Moteurs de recherche du dark web

Répertoires de liens du dark web

Autre services cachés du dark web

Marchés financiers (financial markets)

Boutiques de cartes bancaires sur le dark web

Services financiers sur le dark web

Gestion des Bitcoin sur le dark web

Services de hacking, boutiques et autres prestataires/services commerciaux (other markets)

Services de hacking sur le dark web

 

Boutiques du dark web

 

Autres services commerciaux/prestataires sur le dark web

Hébergement sur le dark net

Hébergement de ressources sur le dark web

Blogs

Blogs présents sur le dark web

Forums et réseaux sociaux

Forum présents sur le dark web

 

Réseaux sociaux sur le dark web

Chats sur le dark web

 

Email et messagerie

Email et messagerie pour le dark web

Politique

Sites politiques présents sur le dark web

 

Autres sites non anglais

Autre sites non anglais sur le dark web


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août 4, 2026
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